La FNADAC au festival « Dance People » : Penser le festival comme une agora territoriale 

La FNADAC au festival « Dance People » : Penser le festival comme une agora territoriale 

La #FNADAC était récemment invitée au festival « Dance People » pour participer à un temps fort de réflexion et de prospective.  

Aux côtés de nombreuses structures, artistes, collectivités et délégations françaises (Biennales de Lyon, Festival d’Ambronay, etc.) et internationales (Fondazione Fabbrica Europa / Florence, Kent Fest / Ankara, La Strada / Graz, Plateforme de la jeune création franco-allemande), la fédération a assisté à la présentation de l’étude cruciale : « Festivals in Context: The Role of the Arts in Local Cultural Policy », menée par Elena Polivtseva (Culture Policy Room) et Kathrin Deventer (European Festivals Association). 

Représentée par Gilles Thorand, Vice-Président Solidarités & Référentiel commun, la FNADAC a profité de cette tribune pour valoriser la myriade de festivals soutenus ou initiés par nos collectivités, et rappeler la réalitéplurielle du travail des DAC sur le terrain. 

Ancrage territorial contre « festivalite aiguë » 

Loin des seuls projecteurs des grandes icônes internationales comme Bayreuth, chaque territoire et chaque DAC possède ses propres référencesses expériences marquantes (le Festival du Vent, Jazz sous les pommiers), ses hauts-lieux (BussangUzeste), ses terrains de jeux privilégiés (Aurillac, Avignon) ou ses figures tutélaires (Berlioz, Jean Moulin). 

Par la voix de son Vice-Président, la FNADAC a insisté sur l’importance d’un arpentage raisonné et d’un travail de fond permanent, quel que soit le champ disciplinaire. Cette approche se traduit de deux manières sur les territoires : 

  • La mue spectaculaire d’événements historiques (comme Cirque et Fanfares à Dole). 

  • Des rythmiques agiles et événementielles ancrées dans le tissu local (à l’image de Livres à vous dans le Pays Voironnais, du Street Art Fest de Grenoble-Alpes, de L’Arpenteur, des 7 Collines, ou encore d’Oreilles enpointe), fidèlement accompagnées par France Festivals. 


L’enjeu n’est plus la simple apposition d’un logo de financeurmais la construction d’un réel partenariat transversal : « Transversality / radiance / influence beyond and inside limits of territory ». 

Du grand spectacle à la construction de l’agora

 L’après-midi, organisée sous le format dynamique du Fishbowl, a ouvert le débat autour d’une question centrale : « Où sonttous les jours et/ou en logique plus éphémère, les espaces de partage artistiques et politiques ? » 

Les échangesgrandement enrichis par les traductions simultanéesont permis de réunir des participants très diversifiés, indépendants et prospectifs. La conclusion est claire : les espaces de partage ne résident pas forcément dans les grandes arènes de fêtemais bien au contraire au cœur de véritables agoras citoyennes. 

« Face aux grands écartsréduire les écarts. » 

Pour la FNADAC, le cap reste le même : convaincre, au-delà des seuls élusl’ensemble des co-opérateurs des territoiresL’écriture artistique exigeante d’un Jordi Galí, d’un Quim Bigas ou d’un Gwenaël Morin doit primer sur la seule logique de divertissement de masse, la « festivalite aiguë » ou les shows de compétitions sportives hyper-médiatisées. Le dialogue culturel doit se tisser en horizontalité : « Not only with politics but with people and independent and either private, either collective and individual partners. » 

En réponse au plaidoyer d’un festival autrichien appelant à « créer de meilleures bulles » (« Make Better bubbles »), la FNADAC pose la question essentielle qui guidera nos prochains chantiers : « Quels types et quellestailles de bulles voulons-nous construire ensemble ? »

 📸 Photos © Tim Douet pour Maqamat / Festival Dance People 

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